Découvrez en exclusivité l'affiche officielle de notre prochaine comédie !
Préparez-vous à rire !
Nous avons hâte de vous retrouver fin septembre au Théâtre de Haguenau
Plus d'informations concernant la billetterie prochainement
Elles furent oubliées trop longtemps, ces Malgré Elles, puisque les
historiens s’étaient focalisés sur les cent trente mille Malgré Nous au sortir de
la deuxième guerre mondiale. Alors écrire une pièce sur ces jeunes femmes
devint pour moi une « obligation » afin que le silence de leur histoire soit brisé.
Mais décrire leur souffrance ainsi que la reconstitution de leur vécu est
quasiment impossible. Il fallait donc inventer une histoire en laissant le moins
de marge possible à l’erreur. C’est ainsi que l’histoire d’Anna, la jeune
alsacienne, une parmi les 15 000, a vue le jour sous forme de fiction afin que
personne n’oublie ce passé douloureux.
Pour une meilleure compréhension de cette pénible période il faut savoir
que dès l’annexion de l’Alsace-Moselle le 18 octobre 1940, l’Allemagne nazie
enrôla les femmes dans sa volonté de dressage civique qui s’étendait à toute la
population. Elles furent mises à contribution dans l’effort de guerre aussi bien
dans les villes qu’à la campagne et furent préparées à la soumission au Führer
et au Reich. A partir de 1940, les responsables nazis poussent les jeunes filles
d’intégrer les différentes formations des jeunesses hitlériennes comme le BDM
(Bund Deutscher Mädel = Ligue des jeunes filles allemandes), et plus tard,
durant la période de 1942 à 1945, elles furent enrôlées dans les structures
nazies, le RAD (Reichsarbeitsdienst = service du travail), et le KHD
(Kriegshilfsdienst = service auxiliaire de guerre) . Ce sont 15 000 jeunes filles
pour la plupart âgées de dix-huit, vingt ans qui vont devoir partir dans un pays
totalitaire et dans environnement hostile. Le départ sera pour toutes ces jeunes
filles un arrachement à l’univers familier et leur arrivée dans les camps un
choc, de même que le port de l’uniforme et l’obligation du salut hitlérien.
Toutes ces jeunes filles découvraient ainsi la vie adulte, la dureté de la vie
militaire et pour certaines les horreurs de la guerre.
